Statistique Canada note que les gains médians des travailleurs n'ont progressé que de 0,1 % entre 1980 et 2005

par Radio-Canada — 1 mai 2008


Les plus récentes données de Statistique Canada sur les gains et les revenus des Canadiens démontrent clairement que les riches s'enrichissent et que les pauvres s'appauvrissent.

À l'aide des données du recensement de 2006, l'agence fédérale établit que les gains médians des travailleurs à temps plein sont passés de 41 380 $ en 1980 à 41 401 $ aujourd'hui. Il s'agit d'une hausse infinitésimale de 0,1 %.

Au cours de la même période, les gains des travailleurs faisant partie du premier quintile (tranche de 20 %) ont progressé de 16,4 % pour s'établir à 86 253 $; ceux des travailleurs du dernier quintile ont chuté de 20,6 % et ne sont plus que de 15 375 $.

Ces données cachent toutefois d'importantes différences d'une province à l'autre. Les gains médians ont ainsi progressé fortement au Nunavut (25,9 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (19,4 %) et en Ontario (8,1 %), mais ont diminué en Colombie-Britannique (-11,3 %), en Saskatchewan (-7,4 %), au Québec (-5,5 %) et au Nouveau-Brunswick (-3,2 %).

L'agence fédérale indique en outre qu'un demi-million de Canadiens amassaient des revenus annuels de 100 000 $ ou plus en 2005, soit 6,5 % de la population. Cette proportion était de 3,4 % en 1980.

Méthodologie

Les montants médians représentent les niveaux des gains et des revenus qui séparent la population en deux parties égales, c'est-à-dire que la moitié de la population reçoit moins que le montant donné, et l'autre moitié reçoit plus. Un travailleur à temps plein est une personne qui a travaillé au moins 49 semaines au cours de l'année précédant le recensement, principalement à temps plein (soit 30 heures ou plus par semaine). Tous les gains sont exprimés en dollars constants.

Statistique Canada n'avance pas d'explication pour expliquer ce phénomène. Le professeur d'économie Nicolas Marceau, de l'Université du Québec à Montréal, explique que des économistes avancent différentes hypothèses pour expliquer cette situation, qui n'est pas unique au Canada. Il évoque notamment la théorie des « changements technologiques biaisés », qui impute cet écart au fait que les gens les plus scolarisés s'adaptent mieux aux nouvelles technologies, ce qui favorise la croissance de leur salaire.

L'agence souligne également les disparités accrues des revenus d'emplois entre les immigrants récents et les travailleurs nés au Canada. En 1980, un immigrant, homme ou femme, recevait 85 ¢ pour chaque dollar gagné par un Canadien; en 2005, cette proportion n'était plus que de 63 ¢ pour un homme et 56 ¢ pour une femme.

Source:Radio Canada National

Nouvelles

Toutes les nouvelles


Articles

Tous les articles


Glossaire




L'apathie c'est plate sur facebook

Etes vous sur facebook?  Devenez membre de la groupe L'Apathie c'est plate!

Nouvelles, Applications et plus.

Hé oui généraction!

Captiver et travailler avec les jeunes, c'est vital. Leur génération prendra bientôt la relève de votre entreprise. Vous ne savez pas où commencer ? Juste quand vous pensiez comprendre le culte du cool, les tams-tams et les raves vous prennent au dépourvu ? Heureusement, nous pouvons aider.

Avec son programme d'assistance personalisée, l'équipe de Généraction vous expliquera comment tisser de solides partenariats intergénérationnels. Vous saurez ensuite dénicher les jeunes qui, dans un avenir proche, assureront le succès de votre organisme.

Visitez www.youthfriendly.com