Ottawa : Stephen Harper rencontrera Gilles Duceppe vendredi, et Jack Layton samedi

par Radio Canada — 28 août 2008


Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a accepté de rencontrer le premier ministre Stephen Harper, vendredi, pour discuter de la prochaine session parlementaire.

« Je vais écouter ce qu'il a à me dire. De part et d'autre, nos cabinets se parlaient. On n'a pas cessé de se parler. Ce qui a changé, c'est qu'on était libre tous les deux au même moment. [...]C'est lui qui a fait l'invitation. Je vais l'écouter avec responsabilité. Qu'a-t-il à dire ? Je vais là de bonne foi et on écoutera ce que M. Harper a à dire. Est-ce qu'il y a des terrains d'entente possible? C'est à M. Harper de me le dire. C'est lui qui invite les chefs d'opposition », a dit M. Duceppe, en point de presse, jeudi.

Le premier ministre avait demandé aux chefs des trois partis d'opposition de le rencontrer avant la reprise de la session d'automne, le 15 septembre, pour évaluer si le Parlement pouvait travailler efficacement. Il cherchait l'appui d'au moins un parti d'opposition pour faire fonctionner le Parlement, à défaut de quoi, il pourrait déclencher des élections.

Aucune rencontre n'est prévue entre le chef libéral, Stéphane Dion, et le chef conservateur. Mais, il y a peu de chances que le Bloc ou le NPD n'acceptent une « alliance » avec les conservateurs.

Jack Layton

Jack Layton

M. Duceppe a déjà dit que le Bloc présenterait une motion de censure dès la première occasion à la reprise des travaux parlementaires, à moins, bien sûr, que le gouvernement ne change son comportement. Le chef néo-démocrate, Jack Layton, qui doit rencontrer le premier ministre samedi, tient un discours semblable à celui de M. Duceppe.

En fait, les deux partis ont dit qu'ils étaient prêts à renverser le gouvernement à la prochaine occasion.

Stephen Harper ne s'attend pas non plus à grand-chose de ces rencontres, et il a indiqué, mardi, qu'il n'allait peut-être pas attendre d'avoir rencontré tous les chefs avant de déclencher des élections générales.

Jeudi matin, le chef des libéraux a toutefois déclaré qu'il était prêt à négocier avec le premier ministre, même si aucune date n'a été fixée.

Stéphane Dion

Stéphane Dion

« On ne va pas négocier ça à travers les médias. Les deux bureaux se parlent. J'ai été très surpris d'apprendre par les médias que M. Harper était impatient envers moi. Ils auraient pu nous le dire. Ils n'ont jamais signifié cela. Ils jouent un jeu, c'est évident. Et ces rencontres sont pour lui une façon de sauver la face », a dit M. Dion.

M. Dion a aussi dit que son organisation était prête pour des élections générales, mais a refusé de dire combien de candidats avaient été choisis au Québec. Il se limite à répéter que ses troupes sont plus déterminées que jamais à combattre les politiques du gouvernement Harper qu'il qualifie de droite.

Son lieutenant au Québec, la sénatrice Céline Hervieux-Payette, assure pour sa part que le parti pourra compter sur plusieurs candidats de grande valeur qui n'attendent que le déclenchement des élections pour se manifester.

Il y a 11 députés libéraux fédéraux au Québec, le même nombre que le Parti conservateur. Le Bloc québécois détient 48 sièges, le NPD un seul.

Les résultats d'un sondage, publié mercredi, démontraient la remontée des conservateurs dans les intentions de vote au Québec. Ils sont actuellement au coude-à-coude avec les Bloc québécois.

Source:Radio Canada - Nouvelles

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